





The Fall : please, it's not time to fall !
Faire face au temps tristement gris dehors. Regarder les arbres se démembrer peu à peu. Prendre des photos du ciel. Remarquer que sur plusieurs années, aucune ne se ressemblent totalement. Prévoir de s'acheter un appareil photo pour soi. Baver devant le mur de polaroïds du catalogue IKEA. Baver tout court sur tous les trucs de chez IKEA (ou presque). Vouloir son propre appart'. Non, c'est trop tôt, autant profiter encore. Mais la fac c'est loin quand même... C'est pas que ça me fait chier de faire entre 2h et 2h30 de transports chaque jour...mais un peu tout de même. C'est fatiguant. Even more for just an hour. "La fac, c'est les vacances." ; "Tu vas glander." ; "La première année c'est du gâteau, c'est que des rappels!" ; "T'es pas obligée de venir quand t'as pas envie." Ah oui ? Alors pourquoi je travaille comme une forcenée ? Pourquoi je me sens obligée d'aller aux cours en amphi, même facultatifs, parce que sinon je coule littéralement ? Pourquoi une camarade pourtant studieuse s'est tapé un 4/20 ? C'est dur. Très dur. Trop rapide. Trop de contraste. J'y arrive, certes, mais je ne sais pas encore ce que je vaux. Et quelle mémoire de merde. Louper la journée de la mobilité internationale...well done Juliet'! Y'a plus qu'à se reporter sur la réunion Erasmus. L'année prochaine ? Oula...je le sens mal. Sous-estimation continue. Ça n'en finit plus. Rythme de folie. Each day. Each week. Each month. Les vacances n'ont jamais été aussi attendues. Ai-je réellement dit " Vivement la vie étudiante" dans un précédent article ? I regret! L'autonomie...amie ou ennemie ? Va savoir. Cette envie d'écrire, tous ces titres accumulés sur des post-its, toutes ces idées, toutes ces envies, tous ces mots qui ne viennent pas. Ne viennent plus ? C'était quoi/qui qui me motivait ? Peut-être rien. En fait, je suis une loque. Une grosse flemmarde. Juste bonne à filer le parfait amour avec sa couette. Et encore...Elle l'aide en rien à dormir. Se coucher tard, se lever tard, se lever tôt, quelle différence ? Rêves alambiqués....Plus de structure organisée, ni de cohérence quelconque. Mais à part ça ? Oui oui, tout va bien. Il me reste des bonbons Haribo. Ah, non, en fait ce sont des fake...ils ne sont pas aussi bons. Et j'ai mangé le dernier hier. Un en forme de pied, bleu et jaune. Framboise & citron. On se distrait comme on peut ! En parlant de distraction...tout est bon à prendre. Films, séries, magazines, boulot (encore...). Et une fois qu'on a fait tout ça ? Music, obviously. Albums, découvertes, chansons abandonnées qu'on ressort, tablatures et guitare, s'acharner et sonner faux, puis de moins en moins. Se rendre compte qu'on a pas toutes les chansons d'un album. Se ruer dessus. Être sous le charme total. Ainsi est revenu en force ce quatuor parfait : Bloc Party. God, they're so good ! Même l'album solo de Kele passe plutôt bien, j'aurai mis le temps pour l'apprécier, même si ça ne vaut toujours pas les trois albums extras du groupe. En fait, le gay, c'était même pas le guitariste, mais le chanteur. Nice one ! Et leurs clips toujours plus esthétiques...D'abord I Still Remember, puis Talons. UN SEUL coup de gueule : Mercury. Pas très fameuse cette chanson. Sortir dans la rue, marcher avec de la musique, passer devant un kiosque, voir Jake Shears des Scissor Sisters en couverture de Têtu...Même pas étonnant. Au fait, Paris est une belle ville. Ou du moins ce que j'en ai vu. Surtout ce quartier sur lequel je bave depuis toute gamine en voyant les cartes postales. I introduce : Montmartre. J'ai des goûts de luxe... Est-ce mal ? J'ai envie d'y retourner. Parce que Le Marais c'est bien mignon, mais je suis sûre qu'il y a encore mieux. Malgré tout ça...ville bien trop grande pour moi. Petite recluse de Lyon, qui connait les 4 malheureuses lignes de métro par coeur... Paris, c'est un labyrinthe. Trouillarde que je suis. Peut être un peu cliché aussi. J'éradiquerai cette image, clichée elle aussi. Mais du haut de la colline de la Croix-Rousse, ça me va pour l'instant. Même si là à cet instant précis tout de suite maintenant à 17:17 (Dédicace à Marion), le ciel est surchargé de nuages noirs. Ça me rappelle un film flippant, Le Jour d'Après. Quel beau film... Ah, tiens, une goutte. pas une petite. Une big fat one qui vient de claquer contre la vitre. J'ai que ça à faire... Au passage, les petits fours de la remise des diplômes du BAC au lycée étaient succulents. Mmh, et quels smoothies ! Et à part ça ? Ressaisissement en cours. J'y crois. Je la garde avec moi cette petite valise, dans lequel j'ai tout mis, et où je garde précieusement tout ce qui a pu se passer, même toutes les choses chiantes, comme ces longs voyages en tramway, ces émeutes injustifiées, ces mauvais endroits au mauvais moments, ces coups de paniques, et ces pointes de bornitude que je regrette évidemment. "C'est rien, ça va passer." Merci pour tes paroles rassurantes. Et tout le reste. Tout le reste. Le reste...Reste.




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