Ça parait si simple quand c'est le Marquis de Sade qui le dit. Mais quand t'aimerais que ça soit vrai, c'est toujours plus compliqué. Comment ça marche ? Comment faut faire ? Autant de questions si banales sur le papier, qu'elles en sont irréelles en vérité. Et puis d'abord, "pain", c'est quoi ? Qu'est-ce que ça fait ? Comment ça se ressent ? Tellement de choses. Un putain de gros mélange étrange. Des ressentis, des sentiments, des peurs, des déceptions, des doutes, des souvenirs, de l'incompréhension. Secouer le tout, attendre quelques heures, et on obtient la "souffrance". Inévitable, certes. Mais tellement démoralisante. Comment y réagir pour ne pas tomber trop bas ? Telle est la question. La cacher, la montrer, la laisser s'emparer de nous, l'empêcher de se propager, il y a une multitudes de choix, mais encore faut-il être capable de choisir. Bien que la plupart du temps, ce choix ne se pose pas à nous, il se fait de lui-même, sans nous laisser un quelconque contrôle. On m'a dit " C'est vraiment la meilleure solution de se mentir à soi-même ?". Très bonne question. Paf.Une porte qui se claque. Une claque dans la gueule. Un ravin. Un dérapage avec un arbre dans le virage. Une chute. Un livre non achevé. Une jambe cassée en montant les escaliers. Une page déchirée. Un objet abandonné. Une putain de fausse note qui jure dans une mélodie magnifique. Un point d'exclamation en plein milieu d'une phrase. Une brûlure. Une rature. Une tâche d'encre malheureusement indélébile. Une explosion terrifiante. Un coup de tonnerre. Un élément perturbateur. Une tempête imprévue suivie d'un brouillard impénétrable. Pas loin d'une crise cardiaque au fond, mais à long terme, histoire de bien s'en rendre compte. C'est sadique.
Mais il parait que ça se termine un jour. Je demande à voir.
♫ Ladyhawke - Love Don't Live Here
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire